Le décès d'un proche entraîne une multitude de formalités administratives à accomplir dans des délais parfois très courts. Cette section récapitule les principales démarches à mener dans les jours, semaines et mois qui suivent.
Les démarches urgentes dans les premières heures
Dans les premières heures, plusieurs actions doivent être entreprises simultanément. Il faut contacter une entreprise de pompes funèbres pour la prise en charge du corps et commencer à organiser les funérailles, car la loi impose que la mise en terre ou la crémation intervienne entre vingt-quatre heures et six jours après le décès. Si le défunt avait souscrit un contrat obsèques, il convient de contacter l'organisme concerné sans délai pour activer la prise en charge financière. Il est également utile de vérifier, dès ce stade, si l'employeur ou la mutuelle prévoit le versement d'un capital décès : cette prestation unique est souvent méconnue alors qu'elle peut couvrir une partie des frais funéraires.
Prévenir les organismes sociaux et les caisses de retraite
Dans les jours suivant le décès, les caisses de retraite figurent en tête de liste des organismes à prévenir : le versement des pensions doit être interrompu dès le jour du décès, faute de quoi les sommes versées après cette date seront réclamées en remboursement par les organismes concernés. Il convient également de contacter la Caisse primaire d'assurance maladie pour déclarer le décès et, si les conditions sont remplies, initier une demande de capital décès auprès de l'assurance maladie ou de la mutuelle du défunt. Ce versement unique est accordé sous conditions de ressources aux ayants droit du défunt salarié.
L'assurance vieillesse doit être informée pour arrêter les versements en cours et, si le conjoint survivant remplit les conditions requises, engager la procédure de demande de pension de réversion. Cette allocation permet au conjoint survivant — marié ou pacsé sous certaines conditions — de percevoir une partie de la retraite du défunt. Les conditions et les taux varient selon les régimes (régime général, complémentaires, fonctionnaires).
La gestion des comptes bancaires
Les comptes bancaires individuels du défunt sont bloqués dès que la banque est informée du décès. En revanche, un compte joint reste accessible au conjoint survivant. Il convient de contacter chaque établissement bancaire avec une copie de l'acte de décès pour régulariser la situation, débloquer les sommes disponibles dans le cadre de la succession, et arrêter les prélèvements automatiques et abonnements non souhaités.
La déclaration de succession et les impôts
La déclaration de succession doit être déposée auprès du centre des impôts dont dépendait le dernier domicile du défunt dans un délai de six mois à compter du jour du décès (douze mois pour les décès survenus à l'étranger). La dernière déclaration de revenus du défunt doit également être effectuée par les héritiers dans ce même délai.
Les contrats d'assurance vie et de prévoyance
En cas d'assurance vie souscrite par le défunt, les bénéficiaires désignés doivent contacter directement chaque compagnie d'assurance pour faire valoir leurs droits. Les sommes issues d'un contrat d'assurance vie ne font en principe pas partie de la succession mais obéissent à des règles fiscales spécifiques. Il convient également de vérifier si des contrats de prévoyance ou d'assurance décès avaient été souscrits à titre individuel ou dans le cadre professionnel.
Les organismes à contacter dans le mois suivant
Dans le mois suivant le décès, d'autres démarches s'imposent : informer la CAF si le défunt percevait des allocations ou des aides au logement, contacter les caisses de retraite complémentaires pour vérifier les droits à réversion, et résilier les contrats en cours. Exemple : bail de location (avec un préavis réduit à un mois, le bailleur devant être prévenu par lettre recommandée avec accusé de réception), abonnements téléphone, internet, énergie, contrats d'assurance habitation et automobile.
Si le défunt était locataire, le transfert de bail peut être accordé au conjoint survivant ou aux proches vivant habituellement dans le logement. Le bailleur doit être informé rapidement par lettre recommandée avec accusé de réception.
Organiser les démarches avec méthode
Face aux nombreuses démarches à accomplir, il est recommandé de demander systématiquement dix à quinze copies de l'acte de décès dès la déclaration en mairie. Certains organismes acceptent une photocopie simple, d'autres exigent un original. Il est conseillé de constituer un dossier de suivi mentionnant chaque organisme contacté, la date, le mode d'envoi, et les accusés de réception reçus.
Comment savoir si une personne perdue de vue est encore en vie ?
La démarche officielle consiste à contacter la mairie du dernier domicile connu de la personne concernée. Si elle est décédée, une copie de l'acte de décès peut vous être remise sans justificatif. En parallèle, une recherche sur le fichier de l'INSEE via MatchID ou deces-en-france.fr permet d'obtenir une première réponse rapidement pour les décès survenus depuis 1970.