Les motivations et conséquences de l'abandon
Le refus renouvellement concession cimetière ou l'abandon de concession par la famille résulte de situations diverses. Certaines familles, dispersées géographiquement au fil des générations, n'entretiennent plus de lien affectif avec la sépulture d'ancêtres qu'elles n'ont parfois jamais connus. D'autres, confrontées à des difficultés économiques, ne peuvent assumer le coût financier d'un renouvellement de concession qui peut atteindre plusieurs milliers d'euros selon la durée choisie et l'emplacement dans le cimetière. L'absence de descendance directe ou la méconnaissance des procédures administratives expliquent également de nombreux cas d'abandon involontaire.
L'abandon de concession par la famille libère juridiquement les ayants droit de toute obligation future concernant la sépulture. Ils ne sont plus tenus d'en assurer l'entretien, de payer des taxes ou de prendre en charge les éventuelles réparations du monument. La responsabilité de gestion échoit alors entièrement à la commune, qui devient libre de disposer de l'emplacement selon ses besoins et sa politique de gestion des espaces funéraires. Dans certains cas, particulièrement lorsque le monument présente un intérêt architectural ou historique, la municipalité peut choisir de le conserver malgré l'expiration de la concession, le transformant ainsi en élément du patrimoine funéraire communal.
Les droits résiduels des familles
Même après un abandon de concession par la famille ou un refus renouvellement concession cimetière, les descendants conservent certains droits concernant les restes de leurs proches. Avant que la commune ne procède à l'exhumation et à la réduction de corps, les ayants droit peuvent se manifester pour demander le transfert des restes vers une autre sépulture, à condition d'en assumer intégralement les frais. Cette démarche nécessite d'obtenir une autorisation administrative et de faire appel à une entreprise de pompes funèbres pour réaliser l'exhumation dans les règles.
De même, les familles peuvent solliciter la restitution d'éléments du monument funéraire tels que les plaques commémoratives, les médaillons photographiques ou les ornements métalliques avant la démolition complète de la sépulture. Cette récupération permet de conserver des objets chargés de valeur sentimentale sans avoir à financer le renouvellement complet de la concession. Les pierres tombales et autres éléments architecturaux demeurent en revanche propriété de la commune une fois la concession expirée et sont généralement détruits ou recyclés par les services municipaux.